Violences à l’école et harcèlement scolaire : aider son enfant à retrouver confiance et sa place
Violences à l’école, rejet, perte de confiance… Découvrez comment accompagner votre enfant pour l’aider à retrouver sécurité émotionnelle, confiance et sa place.
Frédérique Hajjali
2/17/20264 min read


Violences à l’école et harcèlement scolaire : aider son enfant à retrouver confiance et sa place
Quand un enfant souffre à l’école, tout change à la maison.
Les matins deviennent plus difficiles, les excuses pour ne pas y aller se multiplient, et le sourire disparaît peu à peu. Certains enfants expriment leur mal-être par des maux de ventre ou des troubles du sommeil, d’autres par des colères inhabituelles, du silence ou un isolement progressif.
Pour les parents, ces changements sont souvent source d’inquiétude et d’impuissance. On sent que quelque chose ne va pas, sans toujours comprendre comment aider son enfant à retrouver un équilibre.
Le harcèlement scolaire ne doit pas être considéré comme un simple conflit entre élèves. Il s’agit d’un mécanisme répétitif dans lequel un ou plusieurs jeunes exercent une pression sur un autre, de manière verbale, psychologique, physique ou parfois numérique. Ce phénomène repose généralement sur trois éléments : la répétition des comportements, l’intention de nuire — même lorsqu’elle n’est pas pleinement consciente — et un déséquilibre de pouvoir entre les enfants.
Au-delà des faits eux-mêmes, ce sont surtout les conséquences émotionnelles qui fragilisent profondément l’enfant. Il peut se sentir isolé, incompris, et perdre progressivement confiance en lui.
Quand l’école devient une source d’angoisse
Un enfant confronté à des violences ou à des situations répétées de rejet ne perd pas seulement le plaisir d’aller à l’école. Il peut commencer à douter de lui-même, de sa valeur, et à se sentir incapable de changer la situation.
Beaucoup d’enfants pensent, à tort, qu’ils sont responsables de ce qui leur arrive. Ils se demandent ce qu’ils ont fait de mal, ou pensent qu’ils devraient simplement réussir à « faire face ». Cette perception renforce souvent leur silence. Par peur d’aggraver la situation ou de décevoir leurs parents, ils n’osent pas toujours parler.
Cette souffrance peut alors s’exprimer de différentes manières : anxiété, perte de motivation, hypersensibilité, difficultés de concentration ou repli sur soi. L’enfant se protège comme il peut, mais se sent souvent seul face à ce qu’il vit.
Dans ces moments-là, l’enfant a avant tout besoin de se sentir compris et en sécurité, sans être jugé ni pressé de trouver immédiatement des solutions.
Accompagner le jeune dans un cadre sécurisant
Pour moi, accompagner un enfant ou un adolescent, c’est avant tout avancer à son rythme. Chaque jeune réagit différemment aux situations qu’il traverse, et il est essentiel de respecter cette singularité.
La première étape consiste à créer un espace de confiance, où l’enfant peut s’exprimer librement, sans peur d’être jugé ou corrigé. Cet espace lui permet de déposer ce qu’il ressent et de mettre des mots sur son vécu, parfois pour la première fois.
Mon approche est à la fois bienveillante et structurée. Elle vise à aider le jeune à comprendre ce qui se joue dans les relations qu’il vit, tout en lui redonnant progressivement un sentiment de sécurité intérieure.
J’utilise pour cela des outils adaptés à l’âge de chacun : jeux symboliques pour les plus jeunes, mises en situation, supports visuels, exercices de communication ou discussions guidées pour les adolescents. Ces outils permettent d’aborder les situations concrètes qu’ils rencontrent et de réfléchir ensemble à des réponses possibles.
Redonner du pouvoir plutôt que renforcer le sentiment de faiblesse
Un point essentiel dans mon accompagnement est la manière dont on parle de la situation vécue par l’enfant. Je ne considère pas les jeunes comme des victimes, mais comme des cibles d’un comportement. Cette nuance est importante.
Qualifier un enfant de victime peut, sans le vouloir, renforcer un sentiment d’impuissance et influencer la manière dont il se perçoit lui-même. Or, l’objectif est justement de lui permettre de retrouver une posture active et confiante.
Selon moi, la confiance apparaît lorsque le jeune sait quoi dire et quoi faire. Lorsqu’il comprend qu’il possède des ressources et qu’il peut agir différemment, son regard sur la situation change.
L’accompagnement vise donc à lui transmettre des outils concrets de communication : apprendre à poser des limites, à répondre de manière adaptée, à demander de l’aide au bon moment, ou encore à se positionner avec plus d’assurance dans les relations avec les autres.
La confiance ne naît pas seulement des encouragements extérieurs. Elle se construit lorsque l’enfant expérimente qu’il est capable d’agir.
Retrouver une maîtrise dans la relation
Face au harcèlement, les parents ont naturellement le réflexe de protéger leur enfant, parfois en intervenant directement auprès de l’école ou des autres familles. Ces démarches peuvent être nécessaires et importantes.
Cependant, il est tout aussi essentiel que l’enfant retrouve lui-même un sentiment de maîtrise dans la relation. Lorsqu’il comprend qu’il peut réagir autrement, qu’il dispose d’outils et qu’il n’est plus seul face à la situation, son positionnement évolue.
L’objectif n’est pas de lui demander de gérer seul une situation difficile, mais de l’aider à sortir du sentiment d’impuissance. Peu à peu, il retrouve une place plus stable dans ses relations sociales.
Mon rôle consiste à l’accompagner dans ce chemin, en lui permettant de développer son autonomie et sa capacité d’adaptation.
Un travail qui implique aussi l’environnement de l’enfant
L’accompagnement ne se limite pas aux séances. Il est important que l’environnement du jeune soit également impliqué lorsque cela est possible. Les parents, les enseignants ou les adultes référents jouent un rôle essentiel dans la reconstruction du sentiment de sécurité.
Je veille donc à intégrer cet environnement dans la réflexion, afin que les réponses apportées soient cohérentes et durables. L’enfant se sent alors soutenu à la fois intérieurement et extérieurement.
Retrouver confiance et avancer sereinement
Lorsqu’un enfant retrouve confiance en lui, les changements apparaissent souvent progressivement. Il se montre plus détendu, communique davantage, retrouve de l’énergie et une capacité à se projeter à nouveau dans son quotidien.
L’accompagnement que je propose vise avant tout à permettre aux jeunes de sortir du sentiment d’impuissance et de reprendre une place active dans leur vie sociale. Il s’agit de leur redonner des repères, des outils et la certitude qu’ils peuvent faire face aux difficultés qu’ils rencontrent.
Chaque enfant possède en lui des ressources. Parfois, il a simplement besoin d’un cadre sécurisant et d’un accompagnement adapté pour les retrouver.
Aider un enfant à reprendre confiance, c’est lui permettre de grandir avec plus de sérénité et de se sentir à nouveau libre d’être lui-même.
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